Finike, Turquie, fin octobre
L’équipage
de Clair Azur revient à Finike après un tour de mer Egée du mois d’avril au
mois d’octobre… Notre bateau reste au sec sur le chantier de la marina et nous
sommes prêts à embarquer avec nos sacs sur le « Lady Coppélia », battant
pavillon britannique. Nous avons rencontré son skipper Tony Cobb à Marmaris il
y a quelques mois et avons décidé de le suivre en Mer Rouge et de participer au
rallye Vasco de Gama organisés par les hollandais : il y 22 bateaux au départ de
différentes nationalités : hollandais en majorité mais aussi français,
allemands, anglais, canadien, suisse, australien et américains… Pour nous c’est
la nouveauté : nous passons du voilier au bateau à moteur et de la solitude au
groupe.
Un barbecue organisé par la marina de Finike nous permet de faire connaissance : l’ambiance est agréable, chansons, accordéon, harmonica , rires et danses… Tous les bateaux sont prêts pour le départ le lendemain mais le temps n’est pas au beau et les 22 voiliers ne partiront que le 1er décembre…
Turquie-Port-Saïd-Ismalia-Suez
Traversée sans histoire avec un vent assez fort de trois-quart arrière et plus reposante que sur un voilier. Nous prenons moins d’embruns bien protégés dans la timonerie. Deux nuits en mer et nous arrivons à Port-Saïd . En remontant la mer Rouge il y a trois ans maintenant, nous ne pensions pas revenir par ici… Un bassin du port commercial a été réservé pour le rallye par les autorités et nous sommes bien accueillis. La ville est toute proche ce qui facilite le ravitaillement et la vie n’est pas chère. Par contre la saleté et les mouches sont omni-présentes, surtout en cette période de festivités (fin de ramadan) où les petits ânes et les chevaux circulent dans les rues.
Nous restons quelques jours à Port-Saïd en attendant le passage du canal : Un agent Félix s’occupe de tout ce qui facilite les choses . L’ambiance est bonne et nous fêtons l’arrivée, le premier soir, avec un barbecue poissons mémorable : un des bateaux hollandais a pêché à la traîne : résultats : trois dorades coryphènes de cinq kilos chacune… Un régal.
Un quatrième bateau français nous rejoint « Miss Cat » et son célèbre skipper « Captain Jack » également connu sous le nom de « busy Jack ». Il est déjà célèbre à Finike pour ses croisières en Turquie et en Grèce et si vous êtes intéressés vous pouvez visiter son site www.captainjackcroisière.com
Le passage du canal se fait en deux fois avec une escale à Ismalia, à mi-chemin. Dans le canal nous sommes en convoi et ce n’est pas la partie la plus amusante car nous nous suivons de très près ce qui limite l’usage du pilote automatique et est parfois éprouvant pour les nerfs. Nous retrouvons Ismalia et son yacht club avec plaisir et partons une journée au Caire, retrouver l’atmosphère de cette ville bruyante et animée avec ses souks colorés et ses beaux monuments. A bord la temps passe vite, rencontre avec les autres équipages, jeux, balades, bonne entente et bonne ambiance avec Tony…
Après quelques jours nous repartons pour Suez ; Arrivée du nuit, amarrage aux bouées assez épique mais tout se passe bien et le matin nous redécouvrons le yacht club de Suez et la ville où l’on se rend en mini-bus pour 25 centimes ce qui donne une idée du coût de la vie…
Suez-Sharm-Al-Sheik : mi-novembre-début décembre
Descente du golfe de Suez en une quinzaine de jours : vent arrière et avec du soleil, la vie est belle. Nous passons d’un côté à l’autre, certains mouillages sont rouleurs, certains superbes : c’est le cas de Marsa Telemet et du mouillage au Sud de South Queisum… Les côtes montagneuses et sablonneuses du Sinaï nous font quelques clins d’oeil
Nous
retrouvons avec plaisir la vie nomade dans des criques isolées : les baignades,
les plongées au milieu du corail dans une eau cristalline, la multitude de
poissons colorées et la mer turquoise bordée par du sable ocre. Les bateaux se
sont dispersés mais le nombre de mouillages étant limités nous nous retrouvons
toujours à une dizaine, ce qui permet d’organiser barbecues, dinghy-parties et
autres réjouissances. Captain Jack ne veut pas faillir à sa réputation et il
utilise son annexe puissante pour faire du ski nautique, mais sait aussi
organiser une mémorable course avec son petit dinghy à voile… Beaucoup d’éclats
de rire, quelques bains forcés et une bouteille de whisky pour le gagnant… La
vie est belle et son « équipier » Bernard repartira avec une collection de
merveilleux souvenirs..
Seule ombre au tableau, la présence des militaires égyptiens dans la plupart des mouillages nous empêche d’aller à terre librement…
A Sharm-Al-Sheik, cette mecque de la plongée, nous sommes quelques-uns à louer un bateau pour aller plonger en bouteille ou en apnée au Ras Mohamed. Nous n’avons jamais vu autant de bateaux de plongée en même temps, ni autant de poissons… Même en Nouvelle-Calédonie, pourtant réputée, il n’y a pas ce foisonnement d’espèces sur quelques mètres carrés de récif…
Le quai de Sharm-Al-Sheik n’est pas terrible mais la ville est sympa et le capitaine du port fait le maximum pour nous être agréable : danses et chants égyptiens, mise à disposition de la superbe piscine du club. Tout va bien et l’ambiance est toujours bonne…
Monastère Sainte-Catherine :
Visite du Monastère le jour de mon anniversaire : sympa.. Le désert du Sinaï est un désert de cailloux qui fait plus penser à l’Ashekrem dans le hoggar qu’au Ténéré et le monastère est un peu décevant car ce lieu de méditation est envahi par les touristes de Sharm…Mais le site est beau et c’est l’essentiel…
Golfe d’Aqaba
Nous quittons Sharm-Al-Sheik le 5 décembre en direction du détroit de Tiran : 20-25 nœuds de face et le vent contre le courant ne rendent pas faciles le passage de ce détroit étroit.. Lady Coppélia et ses deux puissants moteurs se comportent très bien… Miss Cat passe également très bien au moteur et avec seulement l’artimon. Les creux sont bien formés et la mer très courte… Les petits bateaux et même les plus gros garderont un souvenir mouillé de cette traversée. Nous arrivons vers 15 heures mais les plus petits ne seront là qu’à minuit et Lady Coppélia sera appelé pour la deuxième fois à aider un bateau en difficulté ; son skipper Tony fera preuve de compétence et de virtuosité pour cette manœuvre difficile : un remorquage sur trois qui miles nous oblige à quitter le mouillage douillet de Dahab et à repartir en mer de nuit.
Nous restons au mouillage un jour avant de repartir pour Aqaba où nous sommes très bien accueillis. La marina est inaugurée le lendemain de notre arrivée, d’où des festivités que nous savons apprécier… Nous profitons également de deux superbes piscines, et sommes reçus par l’Ambassadeur de Hollande en Jordanie.. La ville d’Aqaba est propre et très agréable, l’approvisionnement facile et la vente d’alcool autorisée dans les quartiers chrétiens se qui en réjouit plus d’un…
Visite de PETRA et du WADI RUM

Quatre jours magiques avec un départ en bus de la marina, une visite en jeep du désert du Wadi Rum et de ses dunes ocres, un séjour dans un hôtel luxueux avec piscine, jacusi , et hammam. Nous y passerons les trois nuits l’hôtel étant à quelques kilomètres de la cité antique de Pétra : la découverte du « trésor » au bout d’un défilé rocheux de 1,5 kilomètres est difficilement descriptible mais nous apprécions le calme et le silence car il y a peu de touristes.
La visite nécessite bien deux jours et nous escaladons sentiers escarpés ou escaliers taillés dans la roche pour découvrir tombes, monastères, et roches aux couleurs d’une palette aux tons de rouge, ocre, gris, noir, blanc, jaune qui nous font parfois penser aux peintures des aborigènes australiens…
Pour multiplier les impressions nous utilisons aussi ânes ou dromadaires avec l’équipage de Miss Cat.. Certains passages sont si étroits pour les ânes qu’ils ne sont pas enthousiastes pour passer et les cavaliers doivent mettre pied à terre…Notre guide bédouin est extrêmement gentil comme la plupart des jordaniens que nous rencontrons et cela ajoute à notre plaisir d’être ici…
19 Janvier / Nous partons demain pour Eilat…. A BIENTOT donc….